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Fondation

Comment fonctionne le programme d'ambassadrices, et ce qu'il n'est pas

Phoenix Initiative4 min de lecture

Gros plan sur les mains de deux femmes se passant un jeune plant d'arbre local dans son sachet de terre, sous une lumière dorée

Le mot « ambassadrice » s'est usé. Dans la plupart des contextes, il désigne désormais une personne payée pour être photographiée avec un produit, et le réflexe raisonnable, en le croisant, est la méfiance.

Phoenix Initiative Colombia emploie ce mot autrement, et comme le programme n'a encore rien produit — aucun projet mené, aucune décision prise, aucune réunion tenue avec la commune —, c'est le bon moment pour expliquer le mécanisme plutôt que les résultats. Il n'y en a aucun à rapporter.

La fondation est portée par quatre ambassadrices, chacune tenant un pilier : Paola porte la Restauration, Danny le Développement et la Culture, Carol l'Infrastructure durable, et Mariana le Bien-être et la Vie saine. Ce sont des femmes de la fondation, pas des clientes du centre ni des visages recrutés. Voici comment le rôle est conçu.

De quoi une ambassadrice est responsable

Le rôle se définit par la propriété d'une question plutôt que par une fiche de poste.

Une ambassadrice est la personne qui doit pouvoir dire, à tout moment, ce qui se passe dans son pilier et pourquoi. On attend d'elle qu'elle en connaisse la réalité de terrain — pas le résumé, l'état réel. Elle apporte des propositions au lieu de les attendre. Elle est le point de contact des personnes extérieures qui travaillent dans ce domaine, et c'est souvent de là qu'arrivent les idées utiles.

Surtout, elle est aussi celle qui doit dire quand quelque chose ne fonctionne pas dans son pilier. Une structure où personne n'est propriétaire des mauvaises nouvelles produit des organisations qui découvrent leurs problèmes par l'extérieur.

Ce que le rôle n'est pas

Autant être directe, parce que le mot appelle les mauvaises hypothèses.

  • Ce n'est pas un rôle promotionnel. Une ambassadrice n'est pas là pour publier des contenus sur le projet.
  • Ce n'est pas honorifique. Un titre sans responsabilité est un ornement, et l'ornement est exactement ce qui ruine la confiance dans ce genre de programme.
  • Ce n'est pas un rôle de cliente. Les ambassadrices ne sont pas des participantes du centre. La fondation et l'activité commerciale sont deux choses distinctes, et mélanger les deux rendrait les deux moins crédibles.
  • Ce n'est pas un substitut à des salariés. Une ambassadrice porte un pilier ; elle ne réalise pas personnellement chacun des programmes qu'il contient.

Quatre piliers qui se chevauchent volontairement

Restauration, Développement et Culture, Infrastructure durable, Bien-être et Vie saine. Regarde de près et tu verras qu'on ne peut pas les séparer proprement — c'est voulu.

Un bâtiment restauré devient un lieu où enseigner, donc une question culturelle et une question d'infrastructure à la fois. Une formation de femmes aux métiers du bâtiment se tient entre développement et infrastructure. Une séance de sport dans le bourg appartient au bien-être et à la culture ensemble.

Le chevauchement crée des frottements, et le frottement est utile ici : il oblige à la conversation des gens qui, sinon, optimiseraient chacun leur coin. Une structure de quatre services bien nets et sans recouvrement produit quatre angles morts bien nets.

Ce qu'une ambassadrice peut et ne peut pas décider

Un rôle sans autorité définie devient soit une figure décorative, soit un goulot d'étranglement ; l'intention est donc d'écrire les limites.

Le plan prévoit que les ambassadrices façonnent les priorités de leur pilier et pèsent réellement sur ce que la fondation entreprend et sur ce qu'elle refuse. Les engagements de dépenses, les contrats et tout ce qui a une portée juridique relèvent de l'organe de gouvernance et non d'une ambassadrice seule — cette séparation protège autant les ambassadrices que la fondation. Et aucune ne doit être en position d'approuver un paiement à elle-même ou à un proche : les règles de conflit d'intérêts seront écrites avant qu'il y ait de l'argent à se disputer.

Comment le programme devrait grandir

Quatre ambassadrices, c'est une forme de départ et non une forme définitive, et la question intéressante est de savoir comment on le devient ensuite.

L'intention est que le chemin passe par le travail plutôt que par la visibilité : une femme formée comme coach, qui a mené un programme, qui connaît le territoire, est exactement la personne pour qui ce rôle existe. Un programme qui recruterait éternellement ses ambassadrices à l'extérieur aurait déclaré sans le dire qu'il ne compte pas en produire de l'intérieur.

C'est aussi la mesure honnête de la réussite de cette structure. Pas la notoriété des ambassadrices. Mais de savoir si, dans dix ans, les piliers sont tenus par des femmes issues du travail de la fondation dans le Huila.

Rien n'a encore été porté

Chaque phrase ci-dessus décrit une intention. Aucun pilier n'a encore eu quoi que ce soit à porter, puisque les programmes n'existent pas. Les ambassadrices ont accepté une responsabilité qui n'a pas encore été mise à l'épreuve, ce qui est plus difficile qu'il n'y paraît : accepter de répondre de résultats qui mettront des années à apparaître.

Le Phoenix Oasis ouvrira le 30 juin 2028, et le travail de la fondation doit commencer avant et se poursuivre longtemps après. Pour savoir qui tient quel pilier et comment la mission est bâtie, tout est exposé sur la page de la fondation, et les ambassadrices sont présentées sur la page des ambassadrices.

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