L'OasisPourquoi Rivera, Huila : comment la terre de l'Oasis a été choisie
Une eau thermale, un climat fait pour s'entraîner toute l'année et une communauté avec qui construire : les intentions fondatrices du choix de Rivera, Huila.
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Trente hectares, c'est un chiffre qui ne veut rien dire tant qu'on ne les a pas parcourus. Sur le papier, c'est une forme sur un relevé topographique. Sur le terrain, dans les collines près de Rivera, c'est une rivière et son passage, six cascades, des sources, des versants qui prennent le soleil du matin et d'autres qui restent à l'ombre jusqu'à onze heures, et une masse de végétation qui était là bien avant qu'on trace une ligne autour d'elle.
Un plan-masse est le document qui fait passer de l'un à l'autre. Ce n'est pas une liste de souhaits en bâtiments. C'est un ensemble de décisions sur ce qu'on place où, à quelle distance, face à quoi — et surtout sur ce qu'on laisse tranquille.
Phoenix Oasis ouvrira le 30 juin 2028. Rien de ce qui suit n'existe encore sous forme achevée : le domaine est en construction et certains éléments sont encore à l'état de proposition. Voici le plan tel qu'il se présente aujourd'hui, zone par zone.
Sur un terrain qui compte six cascades, trois sources d'eau douce et une source thermale, l'eau n'est pas un agrément. C'est la contrainte qui organise tout le reste.
Les cours d'eau et leurs berges décident où les chemins peuvent passer et où ils ne peuvent pas. Les sources demandent une protection en amont de toute activité. Les versants qui drainent le ruissellement ne portent pas de bâtiments. Concrètement, le plan a été dessiné autour de l'eau plutôt que par-dessus — c'est plus lent, plus coûteux, et c'est la seule version qui tienne sur un site dont tout le caractère est hydrologique.
Le plan donne à l'arrivée sa propre séquence, plutôt qu'un parking et un comptoir.
Rien de décoratif là-dedans. Une retraite qui prétend interrompre la vie ordinaire a besoin d'un moment où la vie ordinaire est visiblement laissée derrière.
Les bungalows sont le point de départ de toutes les distances du domaine, et il n'en existe qu'un seul modèle — Le Bungalow Phoenix, dessiné en bois, guadua et pierre volcanique, identique pour toutes. Ce qui varie, c'est l'occupation, pas la catégorie.
La salle à manger est prévue comme une grande table panoramique : quatre repas par jour, des produits du Huila, et une école discrète du bien-manger censée rentrer à la maison avec chacune. Elle se tient à quelques minutes à pied des bungalows.
L'espace spirituel est dessiné comme un pavillon ouvert sur la vallée, destiné à la méditation, à la parole libre et à la transmission, à l'aube et au crépuscule. Sur le plan, il est tenu à l'écart des zones d'entraînement : le silence a besoin de distance pour fonctionner.
Le gymnase est prévu comme un plateau d'entraînement ouvert sur la jungle, avec son complexe de boxe attenant : boxe, renforcement, HIIT et yoga au même endroit, à trois minutes des bungalows.
La salle multisport, couverte, doit accueillir sports collectifs, circuits et soirées de jeux — la partie de la semaine où une cohorte devient une équipe. Un terrain de padel figure aussi au plan, ce qui semble frivole tant qu'on n'a pas vu ce qu'un double disputé fait à un groupe d'inconnues.
C'est là que le plan dit le plus clairement que la récupération fait partie de l'entraînement et n'en est pas la récompense.
Les cascades et le sentier qui les relie — le Sendero de las Cascadas — descendent le long de la rivière, de bassin en bassin : bains froids après l'effort, et un endroit où passer un vendredi.
Plusieurs éléments de récupération sont encore à l'état de proposition plutôt que d'arrêté, et il faut le dire ainsi : un espace de source thermale pour les bains du soir, une piscine ouverte sur la canopée, et une zone de soins attenante au gymnase pour les massages et la récupération. C'est dessiné, c'est voulu ; ce n'est pas encore figé.
Un domaine de cette taille doit gagner une part de sa vie, et trois zones sont prévues pour cela.
Le paysage nourricier est la zone d'agroforesterie : cacao, plantations mêlées, biodiversité — un potager-forêt conçu à la fois pour alimenter la table et pour régénérer le sol. Le parc solaire est prévu comme une installation pédagogique en état de marche, pas comme un local technique caché. La fontaine vivante capte l'eau de la montagne et la raconte : d'où vient chaque goutte, et pourquoi elle se respecte. Une pisciculture au fil de la rivière est proposée, non confirmée.
Les lignes les plus importantes d'un plan-masse sont celles qui n'enferment rien. Sur trente hectares, les zones bâties n'en occupent qu'une partie ; le reste, c'est la rivière, la forêt, la pente et les corridors qui permettent aux animaux de circuler à travers tout cela.
La régénération des terres est l'un des trois piliers de la fondation Phoenix Initiative Colombia, et l'épreuve de vérité de cet engagement ne sera pas dans les bâtiments. Elle sera dans l'état du sol dans dix ans, comparé à celui du jour où le premier piquet a été planté.
Chaque élément décrit ici est un plan, et les plans bougent. Certaines zones sont officiellement arrêtées sur la Planta General ; d'autres sont marquées comme propositions en attente de validation. La position honnête, à deux ans de l'échéance : la forme est décidée, le détail bouge encore.
Ce qui est fixe, c'est la date — le 30 juin 2028 — et l'intention derrière l'implantation : un lieu conçu pour que l'effort, la nourriture, l'eau, le silence et le sommeil aient chacun leur terrain, et pour qu'une femme qui traverse le pont pour la première fois comprenne, sans qu'on le lui dise, qu'elle entre dans un endroit organisé autour d'elle.
D'autres articles sur la région dans le Journal, la terre sur la page de la fondation, et les futurs séjours sur la page des retraites.
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